Opération anti-LGBTQI en Turquie : 162 personnes arrêtées
Les autorités turques ont lancé une opération anti-LGBTQI de leur histoire, visant 162 personnes dans 15 provinces. Des associations, bars et hammams ont été perquisitionnés, et des personnes ont été arrêtées pour diffuser des contenus obscènes ou détention de stupéfiants. Le président Erdogan insiste sur la « famille » comme priorité, tout en menant une campagne de répression.

Les autorités turques ont lancé, le dimanche 13 septembre, la plus vaste opération anti-LGBTQI de leur histoire. À travers 15 provinces, les forces de l’ordre ont cherché à interpeller 162 personnes lors d’opérations conjointes. Des associations, bars et hammams ont été perquisitionnés, et des personnes ont été arrêtées pour diffuser des contenus obscènes ou détention de stupéfiants. Le président Erdogan insiste sur la « famille » comme priorité, tout en menant une campagne de répression. L’opération, baptisée « Ma famille en sécurité », s’inscrit dans le cadre de sa politique de « famille » et de la lutte contre les « pervers qui empoisonnent nos familles ». Le quotidien Yeni Akit et Sabah s’en sont réjouis, soulignant l’interdiction d’accès à des sites de militants et le blocage de profils Instagram. Le média Numedya24 dénonce une campagne coordonnée d’intimidation et de répression visant les LGBTI+ et leurs organisations. Il critique les opérations pour « uniformiser la société » et souligne que la répression menace la vie des femmes et des LGBTI+. « Ma famille n’est pas en sécurité », dénonce-t-il, en appelant à la solidarité nationale et internationale. En Indonésie, la culture LGBTQI est qualifiée de « menace non militaire », et le quartier d’Üsküdar illustre l’étouffement de la démocratie turque. L’homophobie en Afrique est un héritage colonial.
Courrier International
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