Le Kenya lance une chasse aux commerçants étrangers, en réponse à des accusations de racisme
Le Kenya a lancé une chasse aux petits commerçants étrangers, accusés de déstabiliser l'économie locale. Le président Ruto a ordonné cinq jours aux étrangers enregistrés de fermer leurs commerces. Cette mesure, jugée raciste par plusieurs ONG, vise à reconquérir une partie de son électorat, malgré une pression fiscale perçue comme excessive.

Le président Ruto a également présenté un projet de loi visant à imposer des contraintes aux entreprises étrangères, exigeant leur recours à des sociétés locales et des quotas d'embauche kényens. Le gouvernement kényan a accordé 90 jours aux étrangers actifs dans le commerce pour régulariser leur situation. Cette décision est perçue comme un message aux jeunes Kényans en chômage, face à une demande annuelle de 800 000 jeunes sur le marché du travail. Les tensions régionales et les accusations de racisme ont également alimenté cette polémique. Le gouvernement kényan a réitéré son engagement envers l'ouverture économique, malgré les critiques sur la gestion et la répartition des ressources.
Lalibre.be
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