Haut-Karabagh : une population en déplacement et ses droits légaux
Trois ans après l’offensive militaire de l’Azerbaïdjan, plus de 100 000 Arméniens d’Artsakh ont été forçés à l’exil. Leur déplacement, soudain et massif, soulève des questions sur les droits légaux d’un peuple en déplacement. Leur absence physique ne dispense pas de garanties juridiques, comme le rappelle la Cour internationale de Justice.

Le Haut-Karabagh, où des centaines d’étudiants interrogent les droits de la population en déplacement, reste un conflit complexe. L’Azerbaïdjan affirme sa souveraineté, tandis que les Arméniens du Haut-Karabagh demandent leur autonomie. Le droit international protège contre un déplacement forcé, mais l’ordre international peut s’habituer à ses conséquences. La question centrale est de savoir si l’absence d’un peuple d’un territoire peut effacer les droits qui y rattachent. La Cour internationale de Justice rappelle que les garanties juridiques restent attachées, même si l’absence physique est constante.
L'Obs
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