Exil forcé des Inuits en 1953 révèle une stratégie militaire pour occuper le grand nord
En 1953, 87 Inuits ont été exilés à deux mille kilomètres de leur territoire, en raison d'une stratégie militaire visant à marquer le territoire polaire. Les autorités masquent cette opération derrière un prétexte humanitaire trompeur, malgré la résistance des familles déplacées.

Durant la guerre froide, Ottawa craignait les ambitions soviétiques et américaines dans le grand nord. Pour bloquer ces menaces, le pouvoir cherchait une présence continue sur les glaces. Les fonctionnaires conçoivent une solution cynique, déplaçant des populations autochtones pour occuper des zones vierges. Ces familles deviennent des jalons humains sur une carte militaire, prouvant l'autorité du pays sur l'archipel. Le ministère invente une justification morale, évoquant une famine locale, mais cette stratégie sert uniquement les intérêts diplomatiques. À Inukjuak, huit familles écoutent des propositions séduisantes, promettant des habitations et du gibier. Mais le débarquement de juillet 1953 brise leurs espérances, leaving them in a desolation of ice and snow. En 1955, de nouvelles familles rejoignent ces avant-postes, malgré l'abandon de la promesse de retour. La communauté subit l'autorité de la Gendarmerie royale, attendant l'année 1962 pour obtenir des services publics. Le ministre John Duncan prononce des excuses en 2010, brisant un tabou historique. Aujourd'hui, ces villages d'exil subsistent grâce au courage des résidents.
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