Un indice du mal-être climatique
La Climate Week de New York est éclipsée par des enjeux plus urgents. Une chercheuse affirme que le dérèglement climatique affecte non seulement les habitations et les récoltes, mais aussi la santé mentale et le lien identitaire. Les impacts irréversibles, les déplacements définitifs et la destruction des écosystèmes touchent de nombreuses populations, comme le Népal, où une crue meurtrière a causé des pertes significatives. Les politiques devraient intégrer le bien-être humain dans leur évaluat

La Climate Week de New York, organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, est éclipsée cette semaine par des enjeux plus urgents — guerres, crise énergétique et IA-pocalypse. Une chercheuse de santé publique, Manasi Kumar, souligne que le dérèglement climatique affecte des populations à travers des dommages irréversibles, des déplacements définitifs et des destructions des écosystèmes. Elle rappelle que le Népal a subi une crue meurtrière, confirmant que les impacts climatiques sont répétés et profonds. Les politiques devraient reconnaître le deuil écologique comme un élément de justice climatique pour mieux évaluer les pertes. Les COP (Conventions sur les changements climatiques) s’intéressent depuis 2007 aux pertes liées au changement climatique, mais les effets psychologiques et sociaux ne sont pas encore intégrés. Un indicateur de santé mentale pourrait aider à mieux accompagner les populations les plus exposées. En Inde, le Puncak Jaya, le plus haut sommet d’Océanie, risque de perdre ses neiges éternelles d’ici quelques mois, selon un site d’information indonésien. Aux États-Unis, 45 projets de centres de données ont été bloqués ou retardés, et en Honduras, une opération d’ensemencement de nuages est prévue pour favoriser les pluies, malgré des résultats incertains.
Courrier International
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